Christophe Bouillon, député de Seine-Maritime

EDITO DU 2 AVRIL 2020

J’ai cosigné trois propositions de loi à l’initiative de mon groupe à l’Assemblée afin de compléter les dispositifs mis en œuvre pour affronter cette crise sanitaire hors norme. La première propose de mettre en place une contribution exceptionnelle du secteur de l’assurance pour aider les petites et très petites entreprises à faire face aux conséquences économiques du coronavirus. Il s’agit de faire en sorte que les « gros » aident les « petits ». C’est essentiel pour sauver notre tissu économique et permettre à toutes les entreprises de redémarrer leur activité après le confinement.

La deuxième proposition consiste à protéger les entreprises françaises et notamment nos « fleurons ». Fragilisées en ces temps de crises, certaines entreprises pourraient être soumises à la convoitise et à l’appétit de fonds financiers étrangers. Le ministre de l’économie doit pouvoir contrôler si un investissement étranger ne risque pas de faire sortir une entreprise française stratégique de notre giron. Il ne faudrait pas vendre nos inventions, nos méthodes, nos savoirs faire au moment où nous en avons le plus besoin pour combattre le virus. C’est une question de souveraineté nationale et d’indépendance de la France.

Enfin la troisième proposition concerne le versement des dividendes aux actionnaires. Personne ne comprendrait que d’un côté les entreprises bénéficient d’aides publiques pour faire face à la crise et que de l’autre elles continuent à verser des dividendes à leurs actionnaires. Nous viendrons à bout de cette crise majeure en faisant preuve de solidarité à tous les étages. Il ne faudrait pas que ce moment d’une gravité exceptionnelle soit marquée par “la déconnexion de certaines grandes entreprises”.

Mobiliser, protéger, faire preuve de solidarité. Trois mots d’ordre pour combattre le coronavirus et venir à bout de cette crise tous ensemble

Au service des territoires